de David FINCHER
(2008)
L'histoire de Benjamin Button, un homme ordinaire qui, à l'aube de la cinquantaine, se met subitement à rajeunir. Il
tombe alors amoureux d'une femme de 30 ans. Mais comment continuer à l'aimer s'il ne cesse, année après année, de remonter le cours du temps ?

Deux ans après un très bon Zodiac, Fincher est de retour avec l'adaptation de la nouvelle de Francis Scott Fitzgerald. Avec Brad Pitt (3ème
collaboration avec Fincher), Cate Blanchett et Tilda Swinton. Un film au budget conséquent (entre 150 et 200 millions de $) et dont la post-production aurait nécessité 9 mois, compte-tenu des
nombreux effets spéciaux.
Sortie américaine : 12 décembre 2008.
Bande-annonce (V.O.) :
de Clark Gregg (2008)
Etats-Unis
Victor Mancini est un ancien étudiant en médecine accro au sexe. Il travaille dans un « musée vivant » où
il retrouve chaque jour son meilleur ami Denys. Hanté par de nombreux fantasmes, il fait partie des sexooliques anonymes et se rend aux réunions aussi bien pour se guérir que pour avoir des
relations sexuelles. Son autre passion que le sexe : s’étouffer dans les restaurants et donner un sens à la vie de ceux qui le sauvent… en les arnaquant. Le reste de son existence tourne autour
de sa mère malade qu’il aime et hait à la fois. Il tombe alors sous le charme de Paige, le médecin de cette dernière. Mais comment réagira-t-il lorsqu’il découvrira qu’il est incapable de faire
l’amour à la femme qu’il aime ?

Choke est la deuxième adaptation d'un roman de Chuck Palahniuk (un des auteurs
américains les plus originaux), après Fight Club par David Fincher (1999). Alors inutile d'essayer de comparer les deux films à mon avis, tellement Fincher avait placé la
barre très très haut pour la réalisation (et Palahniuk pour son roman). On peut voir sur l'affiche (assez originale je trouve) que la production espère surfer sur le succès de Fight Club (écrit
aussi gros que le titre du film, lol). J'espère seulement que l'humour très noir de l'auteur sera bien présent et que le politiquement correct ne pointera pas trop le bout de son nez (il y
est quand même beaucoup question de sexe dans le roman), ce serait déjà une bonne chose.
Au casting : Sam Rockwell et Anjelica Huston.
Sortie en France : indéterminée.
Bande-annonce (V.O.) :
de Guillermo Del TORO (2008)
Etats-Unis
Après qu'une trêve ancienne ait été brisée par le genre humain et le monde
invisible du fantastique, l'enfer s'apprête à se déverser sur Terre. Le chef des mondes souterrains se prépare à envahir le reste du monde, et défie sa descendance, Hellboy, de l'en empêcher.
Avec l'aide de ses compagnons du BPRD (Bureau de Recherche et de Défense sur le Paranormal) comprenant Liz Sherman, Abe Sapiens et le nouveau venu Johann, Hellboy va s'aventurer entre deux
mondes et devra faire un choix entre sa vie telle qu'il l'a connaît et la destinée qui s'impose à lui.
Hellboy est de retour pour une nouvelle aventure. On retrouve donc avec
plaisir Del Toro aux commandes (un vrai fan de comics auteur d'un très bon premier épisode), Ron Perlman dans la peau de Hellboy (il est né pour l'incarner) et la charmante Selma
Blair.
Sortie en France le 10 septembre 2008.
Bande-annonce 1 :
de Wes ANDERSON (2008)
Etats-Unis
Trois frères qui ne se sont pas parlé depuis la mort de leur père décident de faire ensemble un grand voyage en
train à travers l'Inde afin de renouer les liens d'autrefois. Pourtant, la "quête spirituelle" de Francis, Peter et Jack va vite dérailler, et ils se retrouvent seuls, perdus au milieu du désert
avec onze valises, une imprimante, une machine à plastifier et beaucoup de comptes à régler avec la vie... Dans ce pays magique dont ils ignorent tout, c'est alors un autre voyage qui commence,
riche en imprévus, une odyssée qu'aucun d'eux ne pouvait imaginer, une véritable aventure d'amitié et de fraternité...

Voici donc le nouveau Wes Anderson (Rushmore, La Famille Tenenbaum, La Vie
Aquatique). L'occasion de retrouver les acteurs fétiches du réalisateur (Owen Wilson, Jason Schwartzman, Bill Murray et Angelica Huston) et d'accueillir
un "petit" nouveau, à savoir le très talentueux Adrien Brody. Je ne suis pas vraiment un familier de l'univers de Wes Anderson (oui, car le réalisateur est aussi scénariste),
mais j'avais plutôt bien aimé La Famille Tenenbaum (2001). J'avoue que ce qui me fait vraiment envie dans ce film (outre cette histoire de voyage initiatique un peu foireux à
travers l'Inde) c'est Adrien Brody. J'adore cet acteur et je le trouve très bon même dans les comédies. A noter, la très belle affiche fu film.
Critique du film : une bien belle idée qu'à eu
Anderson de faire d'un train et de l'Inde le terrain de jeu de son nouveau film. C'est le cadre idéal à ce voyage spirituel un peu foireux. De jolies couleurs tout en bleu et jaune
saupoudrées d'épices, trois frères réunis par un drame et incarnés par des acteurs en grande forme (je confirme qu'Adrien Brody est un de mes acteurs préférés). On pourra reprocher au
film de ne jamais vraiment décoller (en même temps, on est dans un train), mais c'est aussi à ça que sont confrontés les personnages. Comme nous, ils se laissent porter par les évènements, ne
sachant pas très bien comment tout cela va se terminer. C'est l'occasion de "petits moments" émouvants ou drôles, de quoi passer une agréable séance. On a "reproché" au réalisateur son
utilisation des ralentis dans ces différents films, mais c'est un effet que j'aime beaucoup, en tout cas ici (surtout que la B.O. utilisée est géniale). A noter que le film est précédé du court-métrage Hotel Chevalier (lui aussi réalisé par Anderson), préquelle de
Darjeeling Limited, et dans lequel on retrouve Jason Schwartzman et Nathalie Portman (plus sensuelle que jamais).
Sortie le 19 mars 2008.
Bande-annonce (en V.O. non sous-titrée pour l'instant) :
de Tarsem SINGH
Etats-Unis / Grande-Bretagne / Inde
Dans un hôpital, une petite fille rencontre un homme malade qui lui raconte des histoires fantastiques.
8 ans après le magnifique (du moins visuellement) The Cell (l'histoire d'une psy qui visite l'esprit d'un tueur) avec
Jennifer Lopez, Vincent D'Onofrio et Vince Vaughn, le
réalisateur Tarsem Singh revient avec The Fall. Passé inaperçu lors de sa sortie américaine en 2007, le long-métrage bénéficie d'une nouvelle chance grâce au parrainage de
David Fincher et de Spike Jonze. Dans son nouveau film, Singh semble pousser encore plus loin sa folie visuelle. Un film moins accessible que The Cell, d'où
peut être le désistement du public.
Sortie française indéterminée.
Bande-annonce (V.O.) :
de Jason REITMAN (2008)
Etats-Unis
Juno MacGuff, jeune fille de 16 ans vive et futée, est confrontée à une grossesse inattendue - la sienne - le fautif étant son camarade de
classe Paulie. Avec l'aide de sa meilleure amie, la pulpeuse Leah, Juno trouve des parents plus qualifiés pour son futur bébé en la personne de Mark et Vanessa, un riche et séduisant couple de
banlieue qui désire ardemment adopter. Très déterminée dans sa démarche, Juno peut aussi compter sur le soutien inconditionnel de ses parents. Soutien nécessaire car l'adolescente, dans ses
relations régulières avec les futurs parents adoptifs, devra faire face à des situations bien complexes avant de trouver sa place dans le monde des adultes.

Après le thriller (No country for old men), l'aventure/drame (Into the
wild), on va se détendre un peu les zygomatiques avec cette "petite" comédie. Le film est présenté (par les médias et les spectateurs) comme le nouveau Little Miss Sunshine (que
j'avais adoré). Cette façon de voir les choses m'agace un peu, mais après tout, si ce film est à la hauteur de Little Miss
Sunshine ça me va parfaitement. Le long-métrage a fait son petit bonhomme de chemin, entre divers festivals indépendants, les Golden Globes et bientôt les Oscars, son avenir (critique
et commercial) est assuré. En tout cas, la bande-annonce est drôle et Ellen Page (qui incarne Juno) m'impressionne de plus en plus (voir Hard Candy), une future très grande, c'est moi
qui vous le dit...
Critique du film : même s'il n'est pas aussi anti-conformiste qu'on veut bien nous le vendre, Juno tient toutes ses promesses. Je n'ai pu le voir qu'en VF,
mais ça n'a finalement pas gâché mon plaisir (j'aurai quand même bien aimé qu'on sous-titre la chanson de fin, elle a un rapport direct avec ce que vivent les personnages). Des seconds rôles
parfaits (même Jennifer Garner devient touchante au fil de l'histoire); des situations déjà vues plusieurs fois au cinéma mais rendues savoureuses grâce à des dialogues
ciselés; mais le plus grand atout de Juno reste son interprête, la
craquante et talentueuse Ellen Page. Tour à tour franche du collier, drôle et émouvante, elle est définitivement l'actrice dont je suiverai de près le parcours. Ce film est la démonstration
qu'on peut être drôle sans être gras, qu'on peut être émouvant sans tomber dans le pathos, qu'on peut déborder de bons sentiments sans être mielleux. Oui vraiment, il fait bon vivre dans le
monde de Juno.

Dans les salles en France depuis le 6 février.
Ze regard :

La bande-annonce :
Les autostoppeurs ont dit...