Film américain de David FINCHER (2010)
 
The Social Network

Synopsis :
   
Une soirée bien arrosée d'octobre 2003, Mark Zuckerberg pirate le système informatique de l'Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Mark est accusé d'avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C'est à ce moment qu'est né ce qui deviendra Facebook. Ce qui s'est imposé comme l'une des idées phares du XXIe siècle va faire exploser l'amitié de ses pionniers et déclencher des affrontements aux enjeux colossaux...
 
The Social Network
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The Social Network
 
Avant-goût :

J'avoue être plus que circonspect à l'annonce de la mise en chantier par David Fincher d'un film sur Facebook. Ne trouvant pas beaucoup d'intérêt à ce réseau social, je suis bien curieux de savoir ce qu'un long-métrage a à nous dire sur le sujet. Je fais quand même confiance à Fincher. On retrouve au casting Justin Timberlake (qui poursuit une carrière ciné assez intéressante) et Jesse Eisenberg (vu dans le génial Zombieland). La bande originale sera quand à elle composée par Trent Reznor (leader de Nine Inch Nails, dont on pouvait déjà entendre le morceau Closer (Precursor) dans le générique de Seven) et Atticus Ross (producteur de NIN, compositeur de BOF comme Le Livre d'Eli), pour un résultat qu'on devine proche de ce qu'il font actuellement au sein de How To Destroy Angels dont ils sont tous les deux membres.
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Critique :

Facebook est-elle l'invention la plus révolutionnaire depuis celle de la roue ? Ou bien est-elle aussi inutile qu'un deuxième trou du c.. au niveau du coude (NDL : les amateurs de Tarantino apprécieront la référence)  ? Hé bien ce n'est pas le nouveau film de Fincher qui répondra à cette question épineuse. Ceux qui pensaient voir un Fight Club numéro 2 en auront pour leurs frais. Bien sûr, Facebook est évoqué dans le film (d'abord par les circonstances plutôt pathétiques de sa création), mais le vrai sujet du film est bien celui de son créateur : ses difficultés à communiquer avec l'extérieur, son génie, son ascension et les dommages occasionnés autour de lui. A la fin du film, la boucle est tristement bouclée. Tient-on là le vrai Zuckerberg ? Sans doute la vérité s'en rapproche. Les multiples points de vue nous épargnent le parti pris. A chacun donc de se faire son avis sur ce personnage. Au scénario riche et malin se greffe une interprétation sans faille d'un trio de jeunes acteurs, à savoir Eisenberg (à l'aise dans la peau de l'antihéros), Timberlake (campant ironiquement l'inventeur de Napster) et surtout Garfield, dont on reparlera certainement. Et puis un film de Fincher ne serait pas un film de Fincher sans une technique irréprochable. Quoique plus sage, la mise en scène reste ultra afficace (parfois gratuite il est vrai, voir la scène de la course d'aviron). Et de l'efficacité il en faut forcément quand pendant deux heures on enchaine scènes de procès et scènes de "bouffage de code" sans donner une seconde l'envie au spectateur de partir  en courant. Un dernier mot sur la bande-son, très réussie, et collant parfaitement aux images et à l'état d'esprit du personnage principal. Une symbiose qui rappelle (dans un style différent) un autre film du réalisateur, un certain Fight Club.

★★★★★

NDA : le film a obtenu les Golden Globes 2011 du meilleur film dramatique, du meilleur réalisateur, du meilleur scénario et de la meilleure musique originale, ainsi que le César du meilleur film étranger et les Oscars du meilleur scénario adapté, de la meilleure musique originale et du meilleur montage.

Sortie française : 13 octobre 2010

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