Film américain de José PADILHA (2013)

ROBOCOP
ROBOCOP
ROBOCOP
ROBOCOP

Synopsis :

En l’an 2028, la multinationale OmniCorp est experte en robotique. Alors que leurs drones sont les fers de lance de l’armée Américaine au front, Omnicorp décide d’affecter cette technologie aux services de police. Alex Murphy est un père de famille et mari aimant, mais surtout un flic de bonne volonté qui met tout ses efforts dans la lutte contre crime et corruption. Mais après un brutal accident dans l’exercice de ses fonctions, il est sauvé par Omnicorp… Devenu un homme-machine dotés de nouvelles capacités, il va devoir retourner dans les rues de sa ville et faire face à des menaces que nul homme n’a pu affronter auparavant...

Avant-goût :

Très sceptique quant à l'idée de refaire le cultissime Robocop de Verhoeven (1987). A la réalisation, José Padilha, à qui on doit l'excellent Troupe d'Elite. Au casting : Joel Kinnaman, Samuel L. Jackson (Pulp Fiction), Gary Oldman (Batman Begins), Abbie Cornish (Bright Star), Mickael Keaton et Jackie Earle Haley (Watchmen). Tout ça peut rassurer un peu. J'espère juste un univers pas trop asceptisé. De l'acier et du sang ! Quoi qu'il en soit, la campagne virale a débuté : rendez-vous sur Omnicorp.com.

ROBOCOP
ROBOCOP
ROBOCOP

Critique :

Conspué avant même que la première image ne soit tournée, la nouvelle version de Robocop se doit quand même d'être défendue. Je ne prétend pas que le film de José Padilha est un chef-d'oeuvre (on en est loin d'ailleurs), mais j'estime qu'il faut savoir rester objectif. Dans la mouture 2014, l'histoire se concentre davantage sur la transformation de l'agent Murphy humain en agent Murphy (son identité n'est pas secrète) mi-homme mi-machine, avec tout ce que ça implique pour sa famille, pour son créateur, pour son employeur et pour lui-même. Murphy est parfaitement conscient de ce qu'il était et de ce qu'il est devenu. Même si son employeur/propriétaire fait tout pour minimiser sa part d'humanité et le rendre ainsi le plus efficace possible, c'est bien l'homme qui ressort. D'ailleurs, les trois quarts du temps, Murphy est à visage découvert. Je concède volontiers que les scènes entre Murphy et sa famille (son fils et sa femme) ne sont pas les plus mémorables. Certains diront que le mordant de Verhoeven a disparu. C'est vrai que la critique de la politique sécuritaire des Etats-Unis (qui utilisent des drones et des robots) est assez convenue (et que les scènes de télévision avec Samuel L. Jackson sont plutôt faibles). Mais pour moi, ce n'est pas l'essentiel du film. L'important étant le passage de l'humain au cyborg. Voir la scène ou Murphy demande à ce qu'on lui retire son armure. Saisissante. Evidemment, le  film contient aussi son lot d'action. De ce côté là, les scènes sont assez virtuoses (la scène de l'attentat, l'entrainement, l'attaque en vision nocturne). Même si se profile la sensation "jeu vidéo" quand ces scènes durent trop longtemps. Niveau casting, j'avoue avoir trouvé Joel Kinnaman assez peu expressif (peut-être parce qu'on voit paradoxalement trop son visage). Seul Gary Oldman (dans le rôle du concepteur) et Jackie Earle Haley (dans un rôle proche de celui de Sharlto Copley dans Elysium) ressortent vraiment. Bref, tout ça pour dire que Robocop de Padilha est un bon divertissement. Sans doute pas la version exacte de qu'il avait en tête (pour un premier film à Hollywood, j'imagine qu'il n'a pas eu les pleins pouvoirs), mais pas honteux ni inutile comme j'ai pu le lire.

★★★☆☆

Promo virale :


Robocop---01.jpg

Robocop

Bande-annonce (VO) :


    Bande-annonce 2 (VO) :


Bande-annonce 3 (vost) :

Sortie française : 12 février 2014

Du même réalisateur :
Narcos (2015)
Robocop (2013)
Troupe d'Elite 2 : L'Ennemi Intérieur (2010)
Troupe d'Elite (2007)

Retour à l'accueil