Film américain de Nicolas Winding REFN (2013)

ONLY GOD FORGIVES
ONLY GOD FORGIVES
ONLY GOD FORGIVES
ONLY GOD FORGIVES

Synopsis :

Bangkok. Il y a dix ans, Julian a tué un flic et est parti en cavale. Désormais, il gère un club de Boxe thaï, servant de vitrine pour des trafics de drogue. Respecté dans le petit monde des criminels, il se sent pourtant vide. Quand le frère de Julian assassine une prostituée, la police appelle un ancien agent, à la retraite : Chang, l’ange de la vengeance. Chang autorise le père à tuer le meurtrier de sa fille et ‘rend justice’ en lui coupant la main droite. Jenna, la mère de Julian – à la tête d’une puissante organisation criminelle – arrive à Bangkok pour récupérer le corps de son fils. Elle demande à Julian de retrouver ses assassins et de ‘déchaîner l’enfer’. De plus en plus obsédé par l’ange de la vengeance, Julian le défie à un match de boxe, espérant que le battre pourra lui apporter la paix d’esprit… Mais Chang triomphe. Furieuse, Jenna complote sa revanche et le décor est planté pour un bain de sang, passant par la trahison et la vengeance, jusqu’au combat final peut-être synonyme de rédemption...

Avant-goût :

Deuxième collaboration entre Gosling et Refn après le fantastique Drive. Autant dire que j'attends celui-là avec grande impatience. On retrouve également au casting Kristin Scott-Thomas et Vithaya Pansringarm.

Critique :

Même réalisateur, même acteur, même ambiance synthé/néons. Ne pas s'attendre à un Drive bis car Only God Forgives n'est absolument pas ça. Le personnage campé (plutôt mollement) par Ryan Golsing est encore plus taiseux que celui de Drive. Refn ne lui réserve d'ailleurs pas pas le même sort, comme cherchant à déconstruire le mythe du chauffeur/héros de son précédent film. Kristin Scott-Thomas offre une prestation assez éloignée de son image habituel, mais son personnage de mère castratrice apparaît un peu caricatural. Non, le vrai personnage principal du film, c'est celui du flic vengeur interprété par Vithaya Pansringarm, sorte d'ange exterminateur maniant aussi bien le sabre que le micro des karaoké. Alors la photographie est magnifique, les plans composés par Refn sont au millimètre, la musique de Clint Martinez aussi prenante que celle de Drive, mais... Refn prend son temps, mais semble étaler son savoir-faire, sans susciter la reflexion ou le mystère. Finalement, tout ça tourne un peu à vide, les thèmes abordés (comme le complexe d'oedipe) étant peu exploités. J'en attendais peut-être trop.

★★★★☆

ONLY GOD FORGIVES
ONLY GOD FORGIVES
ONLY GOD FORGIVES

Sortie française : 22 mai 2013

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