Roman de Brett Easton ELLIS (2005)
Editions Robert Laffon
Collection Pavillons


Résumé :

Dans Lunar Park, Bret Easton Ellis, enfant terrible des lettres américaines, pense que les madeleines de Proust sont des mandarines, que sa maison d'Elsinore Lane est hantée, que le spectre est son père mort et peut-être aussi Patrick Bateman, le tueur d'American Psycho, que la moquette « pousse » dans la salle de séjour, qu'un cœur bat sous « la peau » d'un oiseau en peluche appelé Terby, que les femmes autour de lui ne verront jamais ces apparitions surnaturelles, que son fils sait où sont allés les garçons qui disparaissent mystérieusement, qu'il doit retrouver la simplicité des phrases qu'il écrivait dans son premier roman, qu'un massacre des innocents d'un genre nouveau est en cours, qu'une seconde chance lui est donnée, que Lunar Park sera son dernier roman...

Lunar Park

Critique :

Avec Lunar Park, ELLIS se lance dans l'autofiction (à savoir un roman mélangeant fiction et autobiographie). Et comme il le dit lui-même : "au lecteur de décider ce qui, dans Lunar Park, a bien eu lieu". Ellis y mêle avec ironie divers éléments de sa vie privée, de son oeuvre, ou des rumeurs les plus folles qui entourent son personnage, et se joue ainsi du lecteur. Bien sûr, l'ouvrage s'appréciera davantage si l'on connaît déjà un peu Ellis. A travers ce récit d'épouvante, Ellis évoque la relation (ou plutôt l'absence de relation) entre un fils et son père décédé (qui lui aurait inspiré Patrick Bateman, le personnage principal du contreversé American Psycho), et livre des pages tout aussi émouvantes sur la paternité. Ellis semble ainsi exorciser ses psychoses et ses névroses, pour ce qui est sans doute son livre le plus personnel. A lire !

★★★★☆

LUNAR PARK
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