Mardi 19 janvier 2010
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Publié dans : LIVRES / CULTURE
Roman de Chuck PALAHNIUK (2005).
Editions Gallimard (Folio Policier).
Misty Wilmot est une femme frustrée, intelligente et sensible, coincée sur une île défigurée par le tourisme où elle
travaille comme une esclave dans un grand hôtel régulièrement vide. Son mari, architecte rencontré dans une école d'art, est dans le coma après ce qui ressemble à un suicide. Plus rien ne tourne
rond. L'île, secrète, devient inquiétante, génératrice de psychoses. Pourquoi Peter, avant de vouloir en finir, a-t-il scellé certaines pièces des villas sur lesquelles il travaillait ? Comment
expliquer les messages haineux qu'il a bombés sur les murs, annonçant la vengeance des habitants de l'île contre les envahisseurs ? Pourquoi les autochtones se mettent-ils à regarder Misty
bizarrement comme si, subitement, elle était devenue autre, comme une sorte d'ennemie ?...
Critique :
Ton écriture. La manière dont tu marches. Le motif de porcelaine que tu as choisi. Tout te trahit et
te dévoile. Tout ce que tu fais montre ta patte.
Tout n'est qu'autoportrait.
Tout n'est que journal intime.
Sur une trame qui fait penser aussi bien au Misery de King qu'au Rosemary's
Baby de Polanski, Palahniuk s'offre une petite virée du côté du thriller paranoïaque mâtiné de fantastique. L'occasion de dresser avant tout le portrait, sombre, d'une femme, Misty : son
enfance douloureuse, son enfermement, son alcoolisme et sa mélancolie. Et l'auteur de s'interroger également sur la souffrance comme source d'inspiration artistique.
Ce sont là les trois couches de ta peau.
Ce sont là les trois femmes de ta vie.
L'épiderme, le derme et la graisse.
Ton
épouse, ta fille et ta mère.
Avec ce roman Palahniuk semble un peu plus "posé". Qu'on se rassure, ça reste
suffisamment barré. La narration est moins éclatée (utilisation de la forme d'un journal intime), l'histoire moins alambiquée. Malgrè tout, la noirceur de l'auteur et son cynisme sont
toujours présent.
La ville est tellement petite, tout le musée de cire de l'île de Waytansea l'espionne.
Note :
16/20
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