Film américain de Andrew NICCOL (2005)

Synopsis :

Né en Ukraine avant l'effondrement du bloc soviétique, Yuri arrive aux Etats-Unis avec ses parents. Il se fait passer pour un émigrant juif... Audacieux et fin négociateur, il se fait une place dans le trafic d'armes. Les énormes sommes d'argent qu'il gagne lui permettent aussi de conquérir celle qui l'a toujours fasciné, la belle Ava. Parallèlement à cette vie de mari et de père idéal, Yuri devient l'un des plus gros vendeurs d'armes clandestins du monde. Utilisant ses relations à l'Est, il multiplie les coups toujours plus risqués, mais parvient chaque fois à échapper à Jack Valentine, l'agent d'Interpol qui le pourchasse. Des luxueux immeubles new-yorkais aux palais des dictateurs africains, Yuri joue de plus en plus gros. Convaincu de sa chance, il poursuit sa double vie explosive, jusqu'à ce que le destin et sa conscience le rattrapent...

Lord of War

 

LORD OF WAR

Un homme sur douze est armé. La question est : comment armer les onze autres ?

J'ai fourni toutes les armées du monde. Sauf l'armée du salut.

Critique :

Narrant l'ascension irrésistible d'un trafiquant d'armes, Lord of War s'ouvre sur un générique brillant sur le fond comme sur la forme (on y suit le parcours d'une balle, de son usine de confection jusqu'à sa destination finale, à savoir la tête d'un enfant). Et tout le reste du film est de ce "calibre" là. Une réalisation inspirée (Andrew Niccol avait déjà fait l'excellent Bienvenue à Gattaca). Mais les acteurs ne sont pas en reste. Nicolas Cage (dont c'est là sans aucun doute le dernier bon film) est parfait dans le rôle ambigüe de ce marchand d'arme, Jared Leto (vu dans Requiem for a Dream) en frère tourmenté et Ethan Hawke (vu dans Bienvenue à Gattaca et Daybreakers) en flic implacable sont d'excellents seconds rôles. Beaucoup de scènes chocs (le désossement de l'avion, le trip du Brown-Brown), dans un film parsemé d'humour noir et de phrases percutantes. Un film qui fait froid dans le dos parce qu'inspiré par des faits réels. Lord of War ne changera pas la face du monde, mais à au moins le mérite de divertir et de faire réfléchir en même temps.

★★★★☆

Je n'ai jamais commercé avec Ben Laden. Non pas pour des raisons morales, mais parce qu'à l'époque il faisait des chèques en bois.

Sortie française : 4 janvier 2006

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