Film américain d'Alex PROYAS (1994)

THE CROW

Synopsis :

Eric Draven est un jeune guitariste de rock qui file le parfait amour avec sa compagne, une jeune femme d’une beauté éblouissante. Lors d’une nuit diabolique, à l’heure où les bandes arpentent les rues obscures de Detroit pour y perpétrer meurtres et larcins, Eric et Shelly sont agressés chez eux par un gang de criminels conduit par le terrifiant Top Dollar. Eric assiste au viol et meurtre de sa fiancée avant d’être exécuté à son tour. Un an après leur mort, un mysterieux corbeau apparaît sur la tombe d’Eric. Comme protégé par l’étrange volatile, Eric se relève de sa tombe pour assouvir sa vengeance…

THE CROW
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THE CROW
THE CROW

Critique :

Après 3 suites (de qualité décroissante), une série et alors qu'un remake se profile péniblement, retour sur un incontournable des 90's : The Crow. Adaptation du comic éponyme de James O'Barr, The Crow est un redouble revenge movie. D'un scénario basique (un homme se venge de salauds en manque de sensations fortes), la caméra de Proyas fait des merveilles, qu'il s'agisse de survoler la ville tel le corbeau, de mettre en scène les différentes "exécutions" ou de rendre compte des tourments du héros revenu d'entre les morts. Les plans iconiques se succèdent, faisant honneur à la magnifique direction artistique, fortement imprégnée de l'imagerie gothique, et à l'indispensable bande-son mélant compositions de Graeme Revell et titres rock, comme Burn de The Cure ou Dead Souls de Nine Inch Nails. Véritable personnage à elle toute seule, la ville où se situe l'action est d'une noirceur absolue, condamnant ses habitants à abandonner tout espoir. Mais l'ambiance unique qui se dégage du film ne serait rien sans la prestation de son acteur principal, Brandon Lee. Habité par son rôle, il est simplement l'incarnation idéal du personnage. Nul doute que le destin tragique de l'acteur, mort sur le tournage dans des circonstances rappelant fortement celles du décès de son père Bruce, renforce l'aura si particulière du film. Réécriture de certaines scènes, utilisation d'une doublure et recours à des effets spéciaux, le film a pu être mener à terme. Et c'est bien le meilleur hommage qu'on puisse rendre à Lee. Avant son Dark City, Proyas signait déjà un film culte.
★★★★★

Bande-annonce (VO)

Sortie française : 3 août 1994

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