Mère juive veuve et fantasque, Sara Goldfarb vit dans l'espoir obsessionnel d'être invitée à son émission télé favorite. Son fils Harry, drogué,
noie son quotidien dans d'infantiles visions paradisiaques en compagnie de sa petite amie Marion et de son copain Tyron. En quête d'une vie meilleure, ce quatuor va être entraîné dans une spirale
infernale...
Critique :
Après un excellent premier film, Pi (1998), Aronofsky remettait le couvert deux ans plus tard pour nous offrir l'incroyable Requiem for a Dream, adaptation d'un roman de l'auteur culte Hubert
Selby Jr. Divisé en 4 chapitres (chacun représentant une saison), le long-métrage narre la longue descente aux enfers de 4 individus victimes de leur dépendance respective (héroïne ou
télévision).
Aronosky fait preuve d'une maîtrise étonnante pour un deuxième film : tous les effets "clipesques" y passe (ralentis,
accélérations, saute d'image, split-screen,..), mais toujours pour illustrer au mieux la déchéance des personnages. Personnages interprétés par un quatuor d'acteurs au top : la sublime et
talentueuse Jennifer Connelly, Jared Leto, Marlon Wayans (à mille lieux de la série des Scary Movie) et une méconnaissable Ellen Burstyn.
Et que dire de l'exceptionnelle bande son (écrite par Clint Mansell le compositeur attitré de Aronofsky) qui accompagne le film
en continu. Hypnotique, déchirante, tout simplement la meilleure musique de film de ces 10 dernières années, reprise maintes fois depuis pour des bandes annonces ou des
publicités.Quantité de plans et de scènes mémorables, (je retiens surtout la scène où Jennifer Connelly,
recroquevillée dans sa baignoire, se met à crier sous l'eau)et un final épileptique (âmes sensibles
s'abstenir). Point de salut au bout du voyage, jamais un film n'aura aussi bien porté son
titre.On sort le souffle coupé, la gorge nouée, mais avec le plaisir d'avoir vécu un grand moment de
cinéma.