Film américain de Darren ARONOFSKY (2008).
Dans les années 1980, Randy "The Ram" ("Le Bélier") Robinson était une star du catch professionnel,
mais il est peu à peu redescendu de son Olympe. 20 ans plus tard, seul et quasi oublié de tous, il survit grâce à des petits boulots et sur les bribes de sa gloire passée. Après un match
d'exhibition, il endure une crise cardiaque ; un médecin lui explique qu'un autre combat lui serait fatal. Il décide alors de se ranger définitivement, en prenant un boulot dans une grande
surface. Il voudrait se réconcilier avec sa fille et débuter une nouvelle vie auprès d'une strip-teaseuse compréhensive...
Je ne suis pas particulièrement fan de Mickey Rourke et encore moins de catch, mais suivant
Aronofsky depuis ses débuts je ne manquerai pas de m'intéresser à ce film. Je rappelle que Aronofsky est le scénariste et réalisateur de Pi et de Requiem for a Dream, deux oeuvres chocs et cultes. The Wrestler vient de se voir décerné le Lion
d'or au Festival de Venise (celui-là même qui avait boudé The Fountain deux ans
plus tôt), récompensant à la fois le travail de mise en scène de son réalisateur et l'interprétation paraît-il incroyable de Rourke. Voilà qui titille (grrr) un peu plus ma curiosité. On
annonce Aronofsky au commande d'un nouveau Robocop, ce qui est plutôt une bonne nouvelle, mais ça c'est une autre histoire, sur laquelle j'aurai l'occasion de
revenir....
Critique :
Alors que The Fountain avait divisé la
critique, The Wrestler semble faire l'unanimité. Et de me ranger du côté de la majorité pour dire que ce nouveau film d'Aronofsky est un petit miracle. Avec un budget riquiqui (le
semi-échec de The Fountain y est pour quelque chose), Aronofsky a su rebondir, et de quelle manière. D'un scénario assez convenu de confession/redemption (une vieille gloire du catch tente de
redonner un sens à sa vie), le réalisateur a su tiré le meilleur. Filmé caméra à l'épaule, le film adopte ainsi un style quasi documentaire qui renforce chacune des scènes. Dans les
rôles de la strip-teaseuse en fin de carrière et de la fille abandonnée par son père, Arisa Tomei et Evan Rachel Wood sont remarquables. Et que dire de la performance de Rourke qui trouve sans doute dans ce "vieux morceau de viande" un de ses plus beaux rôles et prouve qu'il faudra
encore compter sur lui. Il se dégage finalement de ce film une simplicité qui le rend infiniment plus attachant et touchant qu'un Benjamin Button...
Note :
17/20
Sortie française : 18 février 2009.