Film américain, britannique et indien de Tarsem SINGH (2007)

Synopsis :

1915, dans un hôpital à Los Angeles. La petite Alexandria s'est cassé le bras. Elle flâne dans les méandres de cet immense hôpital où elle fait la rencontre de Roy walker, cascadeur à Hollywood qui s'est grièvement blessé suite à une très mauvaise chute de cheval. Alité et dans l'impossibilité de se lever, il commence, à la demande de la petite fille, à inventer une histoire pleine de personnages flamboyants et hauts en couleurs qu'il racontera à Alexandria. Une complicité s'installe rapidement entre nos deux protagonistes...
 


Avant-goût :

8 ans après le magnifique (visuellement parlant) The Cell, le réalisateur Tarsem Singh revient avec The Fall. Passé inaperçu lors de sa sortie américaine en 2007, le long-métrage bénéficie d'une nouvelle chance grâce au parrainage de David Fincher et de Spike Jonze. Dans son nouveau film, Singh semble pousser encore plus loin sa folie visuelle. Un film moins accessible que The Cell, d'où peut être le désistement du public.

THE FALL
THE FALL
THE FALL
THE FALL
THE FALL

Critique :

Il m'aura fallu deux ans pour enfin découvrir le film (les distributeurs français n'ayant pas jugé utile de le sortir en salle), et le moins que je puisse dire c'est que toutes mes espérances sont comblées. On savait que Tarsem Singh (qui se fait maintenant appeler Tarsem) était un petit génie de l'image, il lui manquait simplement un peu de consistance (The Cell était en effet une jolie coquille vide). Avec The Fall le réalisateur démontre que son savoir faire visuel peut s'accompagner d'émotion et de profondeur humaine. Ce qui frappe bien sûr d'entrée, c'est l'incroyable beauté des images, faisant de chaque plan un  véritable tableau vivant. Peu d'effet numérique et d'extraordinaires décors naturels sublimés par le cinéaste (ce dernier aurait tourné dans plus d'une vingtaine de pays pour arriver à ça). De mémoire de cinéphile, je ne me souviens pas d'avoir vu quelque chose d'aussi magnifique. Plastiquement sidérant. Mais au-delà de ces belles peintures, la grande force de The Fall est d'arriver à marier aussi bien la réalité (deux êtres meurtris en convalescence dans un hôpital) et la fiction (l'histoire d'une ligue de justiciers aux talents bien particuliers), jusqu'à une conclusion riche en émotions. Ceci est rendu possible par un scénario malin et les échanges complices que nous offrent les deux acteurs principaux (l'acteur suicidaire et la petite fille). Mention spéciale à cette dernière (Catinca Untaru),  6 ans à l'époque, incroyable de naturel et dont la bouille est tout simplement irrésistible.  Bref, The Fall est tout ce que j'attends d'un film : déroutant, splendide et singulier.

★★★★★

Sortie française : aucune

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