Dimanche 22 novembre 2009
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18:00
Film américain de David FINCHER (1999).
Jack ne souhaite qu'une chose : s'évader de son quotidien monotone. Très
vite, il rencontre Tyler Durden, un vendeur de savon charismatique à la philosophie tordue et anarchiste. Ensemble, ils décident de créer un club de combat clandestin dont les règles
s'établissent partout dans le monde...
Règle n°1 : il est interdit de parler du Fight Club.
Règle n°2 : il est interdit de parler du Fight Club.
Critique :
CHAOS. CONFUSION. SAVON.
10 ans déjà depuis le choc cinématographique que fut Fight Club. Numéro 1 de ma filmothèque idéale, il n'a
jamais été dépassé ni même égalé dans mon coeur. Entre ceux qui n'y virent qu'un film fasciste, machiste, ceux pour qui 35 millions de dollars de budget sont un peu trop pour prétendre cracher
dans la soupe et ceux qui partirent avant la fin croyant être venus voir un action movie, on aura beaucoup écrit et entendu.
Je suis la vengeance narquoise de Jack...
Pourtant le côté "anar" n'est pas l'aspect principal du film ( le livre dont il est tiré étant plus virulent). De l'aveu même de Fincher, Fight Club est avant tout une comédie noire. Evidemment le film se permet d'égratigner nos
habitudes de consommateurs modèles, mais finalement ça n'est qu'une partie du puzzle. Fleurtant avec le fantastique, l'enquête policière et même la romance (un peu tordue, certes), Fight Club
offre plusieurs niveaux de lecture, ce qui en fait une oeuvre très riche.
Et brusquement, je me rend compte que tout ceci - le flingue, les bombes,
la révolution - est lié d’une certaine manière à une femme du nom de Marla Singer...
Un scénario habile, des dialogues qui claquent, mais aussi un casting parfait : Brad Pitt (très bon
lorsqu'il est dirigé par Fincher), Edouard Norton (qui s'affirme alors comme l'un des acteurs les plus doués de sa génération) et Helena Bonham Carter (idéale dans le rôle de Marla, finalement
le personnage le plus équilibré du film, et qui prouve bien que le film n'est pas uniquement gonflé à la testostérone).
La première règle du Fight Club est...
Et ce joyeux monde de donner le meilleur sous la direction et la caméra magique de Fincher : pellicule qui
saute et qui brûle, images subliminales, accélérations, ralentis, tout y passe. On sent que le réalisateur vient du clip, mais tout est au service l'histoire. Un bijoux de mise en scène.
Mais ça, on le savait déjà depuis Alien 3, Seven et The Game.
Tu m'as rencontré à un moment étrange de mon
existence...
Bref, un long métrage simplement incontournable. De la BO sompteuse (composés par les Dust Brothers) à l'affiche, je ne trouve rien à redire. Le film est une succession de scènes anthologiques,
dont la plus mémorable est la scène finale : des immeubles d'affaires, des explosions, Edward Norton et Helena Boham Carter côte à côte, le "M" qui se forme lorsqu'ils se prennent la main, "Where is my mind ?" des Pixies et une ultime image subliminale... Fight Club est un film ancré dans son époque.Culte. Définitivement culte.
Note : 20/20
Par MO5K@U
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Publié dans : CINEMA (critiques)
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