Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 18:00

Publié dans : BILLETS D'HUMEUR

J'en viens à poster deux jours de suite...
Un billet d'humeur, de mauvaise humeur (what else ?), ça faisait longtemps.
J'avais ça qui trainait dans un coin de tête...

Par Moskau.

 


02h08.
Etat des lieux : pas terrible.
Morphée se fait attendre.
Simple retard j'imagine.
Peut-être un problème d'approvisionnement en feuille de pavot.
Peut-être une panne d'inspiration.
Le stock de rêve arrivé à épuisement.
Pas grave.
Repasse-moi les vieux épisodes.
Même les moins bons.
Mais non, rien n'y fait.
Sur le dos.
Sur le ventre.
En chien de fusil.
A gauche.
A droite.
Je vire la couette.
Je la remets.
Avec oreiller.
Sans.
La tête au sommet du lit.
La tête au pied.
Bon on fait quoi alors ?
Apprendre par coeur les capitales européennes ?
Faire des puzzles ?
Compter les étoiles ?
Je me redresse et me mets en tailleur.
Je tourne la tête vers la fenêtre pour comtempler la lune, pleine.
Voir la nuit dans le blanc de son oeil.
Et l'interroger.
Où est mon sommeil ?
Rends-moi mon sommeil !
Mon sommeil...
Apaisant...
Réparateur...
Régénérateur...
J'y ai droit.

C'est la mauvaise heure.
Plus vraiment aujourd'hui.
Pas encore demain.
Je sens comme un grand découragement.
Une profonde lassitude.
Certains affrontent ça la tête haute.
D'autres, comme moi, n'en tire rien de bien.
Quoi faire ?
Me déchirer la panse avec une tonne de chocolat ?
Me retourner la tête au douze ans d'âge ?
Me ravager le foi au Vicodin ?
Ou bien encore m'éclater le pif à la cocaïne ?
Allons, un peu de sérieux.
Je décide de revoir ma discographie des mauvais jours.
La bande-son de mes heures sombres.
Effusion lacrymale assurée.
Tout un collier de perles noires aux titres qui fleurent bon le service des urgences et les ecchymoses.
Hurt.
Without you, I'm nothing.
The killing game.

Les morceaux s'enchaînent et font leur oeuvre.
Les sourcils qui se froncent.
Les lèvres qui se tordent.
Les yeux qui s'embrument.
And all that could have been.
Dear darkness.
Indifference.

La mâchoire qui se contracte.
Les poings qui se serrent.
Les ongles qui pénètrent la chair.
Black sheep.
The day the world went away.
Colorblind.

Les vaisseaux sanquins qui se dilatent et qui vous donne un léger mal de crâne.
Et bientôt le goût du sel dans la bouche, même si on sait que les "Boys don't cry".
On se donne l'impression de toucher un peu le fond.
Pour mieux rebondir ?

Dans la même collection :
No comment
La couveuse
Mordre !
On a sonné à ma porte


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