Film américain de Richard KELLY (2006)

Southland Tales

Synopsis :


2008, Californie. Une attaque nucléaire surprise a précipité l'Amérique dans la guerre. Pour répondre à la pénurie de carburant, la compagnie US-ident élabore un générateur d'énergie inépuisable, qui fonctionne sur les flux de l'Océan mais altère imperceptiblement la rotation de la Terre. Bientôt, la réalité s'en trouve bouleversée, en particulier les vies de l'acteur d'action amnésique Boxer Santaros, de l'ex-star du X Krysta Now et des frères jumeaux Roland et Ronald Taverner, dont le destin se confond avec celui de l'humanité toute entière...
 

Southland Tales
Southland Tales

Avant-goût :


Après un premier film tout simplement é-nor-me Donnie Darko (en 2002), on attendait le deuxième bébé de Richard Kelly avec impatience. Sélectionné au Festival de Cannes en 2006, son accueil est plus que mitigé. Le réalisateur décide alors de remonter son film et d'en raccourcir la durée. Des mois et des mois plus tard, toujours rien à l'horizon, aaarrrgh... C'est l'Arlésienne ce truc. Mais il semblerait finalement que le long-métrage sorte cette année. Mouais... On retrouvera donc Sarah Michelle Gellar, The Rock et Sean William Scott dans un film choral qui s'annonce dense, décalé, pop, contestataire et tutti cuenti. En espérant que la montagne n'accouche pas d'une souris parce qu'après 6 ans d'attente, ça me ferait un peu mal au... Hein... Quand même...

SOUTHLAND TALES
SOUTHLAND TALES
SOUTHLAND TALES

This is the way the world ends...

Critique :

Un film au parcours chaotique (voir ci-dessus) et qui ne bénificiera malheureusement d'aucune sortie en France. Toujours rien à l'horizon deux ans après sa réalisation, je ne comprends pas comment une oeuvre comme ça peut passer à la trappe... Southland Tales est pourtant un long-métrage étonnant. Pour son deuxième film Richard Kelly voit les choses en grand. Toujours auteur du scénario, Kelly reprend quelques éléments de Donnie Darko tels que le thème de la fin du monde et celui des failles spatio-temporelles et fait preuve du même anti-conservatisme (cette fois doublé d'anti-militarisme). Divisé en chapitres et porté par la voix du narrateur (Timberlake), le film est long (2h20), les personnages nombreux, le scénario touffu (confus ?) et l'action rare, ce qui fait que quelques spectateurs se perdront surement en route. Heureusement le film évite d'être trop prétentieux (c'est l'un des dangers qui guettent les réalisateurs-scénaristes dépassés par leur projet). Côté casting, certains doutaient (faut dire qu'il est assez improbable : "Buffy", "The Rock",  Justin Timberlake, Sean William Scott et même notre Cristophe Lambert national, si si !). Mais force est de constater que tout ce petit monde s'en tire bien (sobriété et auto-dérision). Quant à la réalisation, elle est aux petits oignons. Un regal pour les yeux porté aussi par une bande-son plus que soignée (un des points forts de Kelly est son utilisation de la musique, c'était déjà le cas pour Donnie Darko) avec au progamme Muse, The Killers, Black Rebel Motorcycle Club, The Pixies et Moby.  Southland Tales n'est pas le chef-d'oeuvre que nous les fans de la première heure attendions, mais il s'en dégage une ambiance assez unique, ce qui n'est pas la moindre des qualités. En somme,  une oeuvre atypique qui confirme le talent de Kelly dont la troisième réalisation intitulée The Box devrait bientôt sortir.

★★★★☆

NDA : pour info, le film ne contient pas tout ce qu'avait prévu Kelly au départ. Pour des raisons budgétaires semble-t-il, Southland Tales ne démarre qu'au chapitre IV. Les 3 premiers chapitres sont disponibles en bande-dessinée.

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