Roman de Chuck PALAHNIUK (2006)
Editions Denoël

Résumé :

En répondant à une mystérieuse annonce, les 23 protagonistes du roman s'imaginaient couler des jours tranquilles dans un endroit de rêve. Oui mais voilà, l'endroit en question, un théâtre délabré, est...terrifiant. Isolés du monde, maltraités, privés petit à petit de toute réserve - chauffage, lumière et surtout nourriture -, nos écrivaillons s'affolent. Convaincus qu'ils sont l'objet d'une mise en scène propre à nourrir le best-seller de l'année ou le scénario d'un reality-show à succès, tous se lancent dans une compétition acharnée pour survivre. A mesure que se dégradent les conditions de vie, leurs manigances pour sortir indemne de ce lieu infernal se font plus cruelles, et leurs écrits, qui composent le livre, plus déviants...

Critique :

Un nouvel écrit de Palahniuk est toujours un évènement. Une fois de plus, l'auteur de  Fight Club  ne déçoit pas. Dans cette histoire de loft trash pour écrivains, on retrouve plus que jamais l'univers noir et extrème du romancier. A l'estomac. C'est bien là que prend livre. On repousse les limites du sordide, heureusement le burlesque prend le dessus.  Prisonniers volontaires, les protagonistes livrent chacun leur tour les raisons de leur venue. Chacun progresse dans la folie et rédige une nouvelle, nouvelle qui entrecoupe de façon régulière le récit et l'étoffe. Un concept très original je trouve. Le reproche qu'on peut faire est que les nouvelles sont de qualité inégale, certaines (comme  Tripes, La boîte à Cauchemars ou Plan B) étant meilleures que d'autres. Quoiqu'il en soit, l'ensemble reste très largement au-dessus de la moyenne.

★★★★☆

En ce laps de temps, nous avions parié sur notre capacité à produire un chef-d'oeuvre. Une nouvelle ou un poème, un scénario ou un essai qui donnerait un sens à notre vie. Un chef-d'oeuvre qui nous permettrait d'échapper à l'esclavage d'un mari, d'un parent, d'un patron. Qui nous libérerait.

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