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FICHE TECHNIQUE

FILM AMERICANO-AUSTRALIEN

Réalisation
:
Natalie Erika James

Genres :
Drame
Horreur

Sortie française :
7 octobre 2020

Casting :
Emily Mortimer
Robyn Nevin
Bella Heathcote
Jeremy Stanford
Chris Bunton
Christina O'Neill
Catherine Glavicic
Steve Rodgers
John Browning
Robin Northover
RELIC | Critique vacillante
RELIC | Critique vacillante
SYNOPSIS

Edna, une octogénaire, disparaît subitement. Sa fille Kay et sa petite-fille Sam se rendent chez elle, dans sa grande demeure isolée, afin de mener les recherches et tenter de la retrouver. Quelque chose d'aussi mystérieux que néfaste et inquiétant semble entourer l'endroit...

CRITIQUE (version VLOG)
CRITIQUE (version texte)

Premier long-métrage de Natalie Erika James, Relic vient tout juste d'arriver dans les salles, précédé de critiques plutôt élogieuses outre-atlantique, évocant entre autres des réussites comme Mister Babadook de Jennifer Kent ou encore Hérédité d'Ari Aster. Alors on peut effectivement rapprocher Relic de ces deux longs-métrages, notamment dans leur capacité à s'approprier les codes d'un genre, en l'occurence le genre horrifique pour y aborder des choses très personnelles, en lien avec la famille : qu ce soit la gestion d'un décès, ou, dans le cas de Relic, la confrontation à la démence sénile.

« Le pire, c'est de pleurer la perte d'une personne de son vivant ; c'est la dégradation d'esprits autrefois brillants, d'âmes bienveillantes et d'une vie de souvenirs précieux ; c'est le sentiment de devenir un étranger pour la personne qui vous a mis au monde - ce sont là les vraies terreurs » - Natalie Erika James

A travers une histoire reliant 3 générations de femmes, Natalie Erika James entend nous confronter aux aspects les plus affreux de la démence sénile. Démarrant comme un drame du quotidien, Relic explore dans un premier temps « l'importance du lien humain et l'évolution des rôles et des dynamiques au sein d'une famille » se retrouvant confrontée à la maladie.

Progressivement, le film vire au thriller psychologique, avant de prendre clairement une tournure horrifique, avec maison hantée et morts-vivants au programme. À coup de visions cauchemardesques, Natalie Erika James pousse la métaphore, épousant la dégradation inexorable que subissent l'esprit et le corps d'Ena. Mention spéciale à la séquence labyrinthique du sous-sol, claustrophobique et effrayante. A retenir également, la prestation de Robyn Nevin, capable de passer de grand-mère attendrissante à carrément flippante en une fraction de seconde ! 

Cauchemar éveillé, doté d'une photographie, d'un sound-design et d'une musique sinistres à souhait, Relic s'offre même une fin aussi troublante qu'émouvante. Un premier film remarquable, doté de plusieurs niveaux de lecture, par une réalisatrice qu'il faudra désormais surveiller de près !


AVIS
4.5

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