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FICHE TECHNIQUE

FILM FRANCO-CANADIEN

Réalisation
:
Pascal Laugier

Genres :
Drame
Horreur
Mystère
Thriller

Sortie française :
18 mars 2018

Casting :
Crystal Reed
Mylène Farmer
Anastasia Phillips
Emilia Jones
Taylor Hickson
Kevin Power
Rob Archer
Mariam Bernstein
Alicia Johnston
Ernesto Griffith
GHOSTLAND | Critique résiliente
GHOSTLAND | Critique résiliente
GHOSTLAND | Critique résiliente
SYNOPSIS

Pauline hérite d'une maison après le décès de sa tante. Elle y vit avec ses deux filles. Cependant, lors de la première nuit dans la maison, des assassins entrent chez elles et Pauline doit tout faire pour sauver ses filles. Cet événement va traumatiser la famille et affecter chacune des jeunes filles dont les personnalités vont diverger davantage à la suite de cette nuit cauchemardesque. Seize ans plus tard, la famille est à nouveau réunie dans la maison que Pauline et Vera n’ont jamais quittée. D'étranges événements vont alors se produire...

CRITIQUE

Quatrième long-métrage de Pascal Laugier, récompensé notamment du Grand prix lors de l'édition 2018 du festival du film fantastique de Gerardmer, Ghostland n'entend pas ménager (ou alors très peu) le spectateur. Quelques minutes seulement suffiront d'ailleurs au réalisateur pour nous plonger au cœur de son cauchemar.

Malgré un point de départ assez classique, la mise en scène de Laugier, la direction artistique et le casting font de Ghostland un home invasion des plus marquants. Avec ses deux sœurs, sa sorcière et son ogre, le film prend des allures de contes pour enfants. Mais si dans ces derniers les passages trop violents pour le public visé sont éludés, Ghostland n'épargne rien au spectateur. Éprouvant, parfois malaisant, pas forcément très graphique (pour du Laugier s'entend), mais profondément intense, le long-métrage malmène le spectateur. Comme peuvent l'être les poupées entre les mains de leurs ravisseurs. Dommage que la toute dernière partie perde un peu de son impact. Dès lors que l'action se déporte à l'extérieur, tout semble un tout petit peu plus faible, dans le visuel, le dénouement de l'histoire, comme dans la mise en scène. Malgré tout, le sort des deux sœurs nous tient en haleine jusqu'au bout.

Mais Ghostland ne se contente pas d'être un simple et très efficace home invasion. Si l'hommage de Laugier à Lovecraft s'avère légèrement trop appuyé à mon goût et pas forcément raccord avec l'univers du film (en tout cas moins que ne l'aurait été un Stephen King par exemple), il lui permet néanmoins d'aborder quelques thématiques intéressantes. Notamment celle de l'imaginaire comme moyen d'échapper aux difficultés ou atrocités de la vie ou la capacité de résilience de victimes de traumatismes. L'ironie de l'histoire, qui découle du tout dernier plan du film, permettra d'ailleurs de prolonger la réflexion.


AVIS
★★★★☆

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