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La BO de Moskauland

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ÇA

Film américain
Réalisation : Andrés MUSCHIETTI
Sortie française : 20 septembre 2017

ÇA

Synopsis :

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s'intégrer se sont regroupés au sein du "Club des Ratés". Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l'école. Ils ont aussi en commun d'avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu'ils appellent "Ça"… Car depuis toujours, Derry est en proie à une créature qui émerge des égouts tous les 27 ans pour se nourrir des terreurs de ses victimes de choix : les enfants. Bien décidés à rester soudés, les Ratés tentent de surmonter leurs peurs pour enrayer un nouveau cycle meurtrier. Un cycle qui a commencé un jour de pluie lorsqu'un petit garçon poursuivant son bateau en papier s'est retrouvé face-à-face avec le Clown Grippe-Sou …

Avant-goût :

Nouvelle adaptation cinématographique du roman culte de Stephen King. Avec notamment au casting : Bill Skarsgård dans le rôle de Grippe-Sou, Jaeden Lieberhe, Jeremy Ray Taylor, Sophia Lillis, Finn Wolfhard (Stranger Things), Wyatt Oleff (Les Gardiens de la galaxie).
 

ÇA

Critique :

Figurant parmi les œuvres les plus connus du maître de l'horreur, Ça avait déjà fait l'objet d'une adaptation au début des années 90, sous forme de téléfilm. L'adolescent que j'étais à l'époque en retient surtout les apparitions du fameux Grippe-sou, marquantes (grâce notamment à la prestation de Tim Curry) à défaut d'être traumatisantes (je n'ai jamais aimé les clowns).

La nouvelle adaptation fait d'abord le choix judicieux de simplifier la narration. Si le roman navigue entre deux époques, ici l'action se concentre uniquement sur l'adolescence des protagonistes. Non seulement le récit s'en trouve fortement allégé, mais le film peut être vu indépendamment d'une éventuelle suite. Autre changement notable, l'histoire est désormais située dans les années 80 et non plus dans les années 50. Si certains y voient une aubaine commerciale (nostalgie quand tu nous tiens), le décalage de l'action me semble assez logique étant donné que le roman est sorti il y a plus de 30 ans.

Mêlant l'épouvante au récit d'apprentissage, Ça offre tout d'abord une galerie de portraits plutôt fouillés (pour la plupart des personnages, même si certains membres du Club des ratés demeurent un peu en retrait) et une dynamique de groupe évidente dès les premières minutes (grâce à l'écriture et à l'excellent casting, notamment Sophia Lillis et Jaeden Lieberher). Une qualité qui renforce l'empathie du spectateur envers des personnages pour le moins malmenés. Entre une réalité très sombre (violents, libidineux, possessifs, les adultes et la figure parentale en prennent un sacré coup) et un surnaturel démoniaque qui peut surgir n'importe quand et ni'importe où, les instants de répit se font rares, précieux et plutôt bien amené dans le film.

Grippe-sou s'attaque donc à des enfants déjà fragilisés. Se nourrissant de leurs peurs respectives, le clown dansant "soigne" toujours ses apparitions pour un impact psychologique maximum. Direction artistique, photographie, mise en scène et interprétation (l'inquiétant Bill Skarsgård), tout concourt à rendre cette entité protéiforme plus monstrueuse que jamais (dans son aspect comme dans l'inventivité de ses tortures).

★★★★☆

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dasola 06/10/2017 14:39

Bonjour Moskau, je n'ai pas lu le roman et je n'ai pas vu l'adaptation télé antérieure. J'avoue que ce clown fait peur (moi non plus, je ne suis pas une fan des clowns (surtout depuis le film de Fellini)) J'ai trouvé les adultes terrifiants, entre le père incestueux (?) et la mère un peu siphonnée. En revanche, on reste dans le flou à propos de ce clown: pourquoi il est là et pas ailleurs, quel est son but? Pourquoi les morts flottent? Pourquoi s'en prendre à Georgie? etc. Ce n'est pas un film cartésien. Une suite est prévue, je la verrai peut-être. Bonne après-midi.

Moskau 06/10/2017 18:37

Bonjour Dasola. Je ne connais pas le roman, mais je crois qu'il y est question de "lumières mortes" d'où Grippe-sou semble tenir sa force. Un aspect évoqué dans le téléfilm mais pas vraiment dans le film. Son mode de fonctionnement est un peu vague effectivement. Il se nourrit de la peur des enfants, mais semble également les manger physiquement ou les mutiler. Peut-être en saurons nous plus dans le chapitre 2.