PANIC ROOM

Film américain
Réalisation : David FINCHER
Sortie française : 24 avril 2002

PANIC ROOM

Synopsis :

Meg Altman, récemment séparée d'un époux ayant fait fortune dans l'industrie pharmaceutique, et sa fille Sarah, diabétique, arrivent à New York et emménagent dans une grande maison équipée d'une panic room, pièce aux allures d'abri anti-atomique, destinée à servir de refuge aux occupants en cas d'agressions extérieures. Plutôt claustrophobe et ne jugeant pas l'installation très utile, le premier soir, Meg essaye de désamorcer celle-ci et y arrive partiellement. Malheureusement, dès la première nuit, trois malfrats pénètrent dans la maison endormie. Meg surprend les intrus sur les caméras vidéos dont la maison est truffée, et elle et Sarah courent se réfugier dans la « panic room ». Mais c'est justement dans cette « panic room » que les malfaiteurs veulent se rendre, car c'est là que se trouve une fortune colossale... De plus, Sarah, étant diabétique insulino-dépendante, doit prendre ses médicaments qui se trouvent en dehors de la pièce. Que faire si l'on ne peut sortir ?

Avant-goût :

Après l'échec commercial de Fight Club, David Fincher s'oriente vers un projet plus classique, Panic Room, huis-clos avec Jodie Foster (Elysium), Kristen Stewart, Jared Leto (Requiem for a dream), Forest Whitaker  (Rogue One : a Star Wars story) et Dwight Yoakam.

PANIC ROOM
PANIC ROOM

Critique :

Si le récit semble des plus classiques (une femme fraîchement divorcée et sa fille diabétique, seules dans une grande maison où tentent de s'introduire 3 malfrats), David Fincher entend bien apposer son style et faire de Panic Room plus qu'un simple film de commande. Suspens, et paranoïa, des thèmes chers à Fincher qui trouve surtout dans Panic Room le terrain de jeu idéal pour ses délires visuels. Le réalisateur, rôdé à toutes les techniques en matière d'images, veut faire du lieu de l'action (une maison en pierre de taille) un personnage à part entière. Il s'affranchit donc de toutes les limites et s'autorise des plans séquences impossibles. Le plus mémorable étant bien entendu celui dit de la "anse de cafetière". Une virtuosité que certains trouveront gratuite mais qui renforce pourtant la menace pesant sur les deux héroïnes et le sentiment de claustrophobie. Les ficelles du scénario peuvent sembler un peu grosses par instants et les personnages peu développés, mais le suspens reste solide tout comme le casting. L'angoisse est au rendez-vous, et ce dès le superbe générique (sur une excellent musique d'Howard Shore).

★★★★☆

Retour à l'accueil