TETSUO : the bullet man

Film japonais
Réalisation : Shinya TSUKAMOTO
Sortie japonaise : 5 septembre 2009

TETSUO : the bullet man

Synopsis :

De père américain et de mère japonaise, Anthony, employé discret, vit à Tokyo avec sa femme Yuriko et leur fils Tom. Depuis que sa mère est décédée d'un cancer, son père, qui travaille dans le milieu scientifique, lui fait passer, ainsi qu'à son fils, un examen médical mensuel. Sur le chemin qui le ramène à la maison, Tom se fait renverser par une voiture et meurt sous les yeux d'Anthony. Celui-ci, très ému voit son corps muté, ses cellules devenant métalliques. Alors qu'il en apprend davantage sur son histoire les épreuves qui ont marqué sa famille, Anthony se transforme en une masse métallique, une arme humaine dévastatrice.

Avant-goût :

Troisième volet d'une trilogie (qualifiée à tort ou à raison de cyberpunk) entamée en 1989 avec Tetsuo et poursuivie en 1992 avec Tetsuo II : the body hammer. Shinya Tsukamoto (Bullet ballet) est une nouvel fois sur tous les fronts : réalisateur, co-scénariste, acteur, monteur et directeur de la photographie.

TETSUO : the bullet man

Critique :

Tetsuo : the bullet man est l'oeuvre d'un réalisateur tout sauf assagi. Tsukamoto semble vouloir s'ouvrir à l'international en tournant en anglais et en s'entourant d'acteurs américains, mais reste quand même très éloigné d'un cinéma commercial tant son film relève plus de l'expérience formelle qu'autre chose. Totalement barré et parfois éprouvant, Tetsuo : the bullet man risque de laisser quelques spectateurs sur la touche. Avec sa caméra démente, son montage épileptique et ses inserts d'éléments mécaniques, Tsukamoto fait montre d'une rage de tous les instants, à l'image d'Anthony, personnage principal mi-homme mi-machine, dont l'esprit vacille au fur et à mesure de sa transformation. Le réalisateur tente bien de poser une base concrète à son délire, mais les rares éléments explicatifs sont d'un intérêt tout relatif comparé à la fureur de l'univers proposé. Si Tskukamoto s'entoure une nouvel fois de Chū Ishikawa et de ses compositions industrielles, la musique du générique de fin est confiée à Trent Reznor, les deux hommes souhaitant depuis longtemps travailler ensemble.

★★★★☆

Bande-annonce (VO)

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