Série américaine (2015)
Réalisée par Neils Arden OPLEV...
Créée par Sam ESMAIL
10 épisodes

MR. ROBOT (saison 1)
MR. ROBOT (saison 1)

Synopsis :

Elliot Alderson est un jeune informaticien vivant à New York, qui travaille en tant qu'ingénieur en sécurité informatique pour Allsafe Security. Luttant constamment avec un trouble d’anxiété sociale et de dépression, le processus de pensée d’Elliot semble fortement influencé par la paranoïa et l'illusion. Il hacke les comptes des gens, ce qui le conduit souvent à agir comme un cyber-justicier. Elliot rencontre un mystérieux anarchiste connu sous le nom de « Mr. Robot » qui souhaite le recruter dans son groupe de hackers connu sous le nom de « Fsociety ». Leur objectif est de rétablir l'équilibre de la société en détruisant les infrastructures des plus grosses banques et entreprises du monde, notamment le conglomérat E Corp. (nommé « Evil Corp. » par Elliot), qui représente 80 % du chiffre d’affaire d’Allsafe Security...

Avant-goût :

Thriller dont le personnage principal n'est pas sans rappeller une certaine Lisbeth Salander. Et ce n'est sans doute pas un hasard si le réalisateur du pilote n'est autre que Neils Arden Oplev, le danois ayant mis en scène la trilogie Millénium. Ajouter à cela une dose de Matrix et de Fight Club, vous obtenez une série à suivre de près.  Au casting : Rami Malek, Christian Slater, Portia Doubleday, Carly Chaikin, Martin Wallström et Michel Gill (House of Cards).

MR. ROBOT (saison 1)
MR. ROBOT (saison 1)
MR. ROBOT (saison 1)
MR. ROBOT (saison 1)

Critique :

Avec Mr. Robot, le scénariste et créateur Sam Esmail (également réalisateur d'un épisode) réussit un véritable coup de maître. Débarquant un peu sans prévenir, la série est d'ors et déjà ma claque télévisuelle de l'année. Il aura suffit d'un pilote pour gagner mon attention et ne plus décrocher jusqu'au 10ème et dernier épisode. Bourré de références, Mr. Robot accomplit pourtant l'exploit de surprendre jusqu'à la fin. Le personnage d'Elliot Alderson (interprété par le remarquable Rami Malek), Hacker à l'enfance douloureuse que ses problèmes psychologiques ont rendu quelque peu antisocial mais qui comprend trop bien le monde dans lequel il vit, n'est pas sans rappeler Lisbeth Salander, héroïne de la trilogie Millénium. L'utilisation de la voix off, la manière dont le protagoniste brise le quatrième mur en s'adressant à nous, sa volonté anarchiste de faire tomber les grands groupes capitalistes et remettre les compteurs à zéro, sa psyché vacillante... C'est bien Fight Club de Chuck Palahniuk (et son adaptation par David Fincher) qui apparaît comme la référence évidente. Le personnage de Tyrell Wellick (joué par l'excellent Martin Wallström), jeune cadre aux dents longues, semble quant à lui tout droit sorti d'American Psycho de Brett Easton Ellis (physique presque non humain, froideur et violence). Et la fameuse F-Society et l'utilisation du masque renvoie directement aux fameux Anonymous. Malgré le poid de ces multiples références, Mr. Robot étonne. Bien sûr, le hacking, l'anticapitalisme et les troubles pyschologiques sont les éléments centraux de la série. Mais Esmail prend bien soin de déconstruire tout cet univers au fil de l'intrigue. Ainsi tout est loin d'être manichéen et surtout loin de se dérouler comme le spectateur pourrait le penser, brouillant la frontière entre réel et hallucinations. Révélations et révolution, l'essentiel est surtout dans le parcours, douloureux, d'Elliot. La mise en scène participe d'ailleurs grandement à l'immersion du spectateur dans l'univers du hacker, collant à ses différents états psychologiques et aux différents genres abordés. Cerise sur le gâteau : un "Mr. Robot" écrit en grosses lettres rouge en guise de générique. Simple, mais terriblement efficace.
★★★★★

Diffusion américaine : 24 juin 2015

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