BIRDMAN

Film américain
Réalisation : Alejandro Gonzáles INARRITU
Sortie française : 28 janvier 2015

BIRDMAN
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Synopsis :

L'acteur Riggan Thomson, has been connu pour avoir incarné un célèbre super-héros, monte une pièce à Broadway autour de son propre personnage dans l'espoir de renouer avec sa gloire passée. Pour se faire, il est soutenu par sa fille, fraichement sortie d'une cure de désintoxication qui devient son assistante, par une actrice et un producteur farfelu...

Avant-goût :

Nouveau long-métrage du réalisateur mexicain Iñárritu (qu'il a pensé comme un unique plan séquence), Birdman s'annonce comme une comédie assez loufoque. Avec au casting : Michael Keaton (RoboCop), Edward Norton (Fight Club), Emma Stone (Bienvenue à Zombieland), Zach Galifianakis et Naomi Watts (Les Promesses de l'Ombre).

BIRDMAN
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Critique :

Pour incarner cette ancienne gloire du box-office qui tente de se refaire une crédibilité dans le métier et se défaire du poids écrasant du personnage de super-héros qu'il a incarné jadis, qui mieux que Michael Keaton ? Au delà du discours méta, Birdman vient nous rappeler à quel point il est un excellent acteur, bien trop rare sur nos écrans. Doté d'un casting brillant à chaque instant (mention spéciale à Edward Norton), Birdman enchante également par sa technique. Filmé comme un seul (faux évidemment) plan séquence, la caméra virevolte et s'engouffre dans tous les recoins d'un théâtre labyrinthe. Une prouesse qui n'est pas qu'un simple exercice de style, mais qui permet de rentrer au plus profond de la psyché du héros et de provoquer une sorte d'hystérie générale comme pour nous signifier que tout ça est une immense blague. Si la caméra se veut légère, le message délivré par Iñárritu me semble par contre un peu lourd. Un brin moralisateur, le réalisateur semble vouloir systématiquement opposé le commercial à l'artistique, et tape allègrement sur toute la profession (qui lui décernera d'ailleurs les Oscars du meilleur réalisateur, meilleur film et meilleur scénario original). Des journalistes aux questions stupides, aux acteurs imbuvables, en passant par la critique aigrie qui descend les pièces sans les avoir vues, tous en prennent pour leur grade. On y gagne en drôlerie, mais on y perd en subtilité. 

★★★★☆

Bande-annonce (VOST)

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